Une idée de Jung

Vendredi 9 janvier 2009, par Willem Kuypers // Jean Vanier

Carl Jung dans l’une de ses lettres, dit ceci : je vous trouve les chrétiens des très bonne personnes. Lorsque vous voyez quelqu’un en prison, vous voyez Jésus. Lorsque vous voyez quelqu’un qui a faim, vous lui donnez la nourriture et vous voyez Jésus. Lorsque vous voyez quelqu’un nu, on voit Jésus. Mais ce que je ne comprends pas pourquoi vous ne voyez pas Jésus dans votre propre pauvreté. Pourquoi est-ce que vous voyez dans les pauvres qui sont en dehors de vous, mais vous ne voyez pas le pauvre qui est à l’intérieur de vous ?
- Jean Vanier

Sur l’un des murs de la salle de séjour, à côté de la cheminée, du
Monastère de Notre Dame de la Oliva, les moines ont encadré cette phrase du
psychanalyste Carl Jung :
« J’admire les chrétiens parce qu’en celui qui a faim et soif vous voyez Jésus.
Lorsque vous accueillez un étranger, quelqu’un de différent, vous accueillez
Jésus. Lorsque vous habillez quelqu’un qui est nu, vous habillez Jésus. Je
considère cela très beau, mais ce que je ne comprends pas c’est comment vous ne voyez jamais Jésus dans votre propre pauvreté. Vous voulez toujours faire le bien au pauvre qui est à l’extérieur et, en même temps, vous niez le pauvre qui est en votre intérieur. Pourquoi ne pouvez-vous pas voir Jésus dans votre propre pauvreté, dans votre faim et votre soif ? ; ne voyez-vous pas qu’il y a aussi un malade en votre intérieur, que vous aussi vous êtes enfermés dans une prison de craintes, qu’il y a en vous des choses étranges : violence, angoisse, des choses que vous ne contrôlez pas et qui sont étranges à votre volonté ? Dans votre intérieur il y a un étranger, et il faut accueillir cet étranger, ne pas le repousser, ne pas nier son existence, mais savoir qu’il est là, et accueillir et voir Jésus en lui ».


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